Liste des articles
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Métaphysique
In memoriam – Jean Borella (1930-2026)
Avec la disparition de Jean Borella, ce n’est pas seulement un grand philosophe qui nous quitte. C’est l’un des rares penseurs contemporains à avoir rendu à la métaphysique sa pleine légitimité, à l’intelligence sa vocation contemplative et au christianisme la profondeur de sa dimension gnostique. Pour moi, cette disparition est aussi celle d’un ami, d’un […]
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Métaphysique et théologie
Symbolique métaphysique de l’acte sexuel
Et si l’acte sexuel disait infiniment plus que ce qu’en retiennent la biologie, la psychologie ou l’érotisme ? Au-delà des innombrables métaphores dont les cultures ont entouré la sexualité, l’union de l’homme et de la femme peut être comprise comme un véritable symbole : celui de la rencontre de l’axe et du centre, de l’acte et de l’accueil, du don et de la réception. De la symbolique universelle de la caverne à la Création et jusqu’au mystère trinitaire, l’union charnelle laisse alors entrevoir une réalité qui la dépasse : celle de l’Amour comme don réciproque, renvoyant l’homme et la femme à leur modèle transcendant.
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Métaphysique et philosophie
Réapprendre à s’étonner
L’homme contemporain ne manque pas de surprises : il en reçoit sans cesse. Mais sait-il encore s’étonner ? De Pascal et Uexküll à Platon, Aristote, Russell, Alquié et Borella, redécouvrir l’étonnement, c’est retrouver ce moment où ce qui semblait aller de soi devient question — et où commence la philosophie, si ce n’est la métaphysique.
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Métaphysique
La vérité précède-t-elle la connaissance ?
La vérité est-elle simplement l’accord de l’intelligence et du réel ? La distinction entre vérité logique et vérité ontologique montre au contraire que connaître suppose un réel déjà intelligible : la vérité ne résulte pas de la connaissance, elle la précède.
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Métaphysique et philosophie
Le Cogito ou la conscience comme prêt
Le Cogito fonde-t-il vraiment le sujet ? Et si, au contraire, il révélait que le je ne se fonde pas lui-même ? De Descartes à Jean Borella, cet article explore l’hypothèse d’une conscience non pas possédée par le moi, mais reçue comme participation – peut-être comme un « prêt ».
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Métaphysique
De l’analogie au paradoxe : pour une métaphysique de l’intelligence
L’analogie est l’un des grands instruments de la métaphysique. Mais suffit-elle à rendre compte de la manière dont l’intelligence accède au réel ? À partir de Platon, Aristote, Pascal, Kant, Nicolas de Cuse et surtout Jean Borella, cet article montre comment le paradoxe, loin d’être une simple contradiction, peut devenir un véritable opérateur métaphysique : il révèle les limites de la raison, ouvre à l’aporie, puis à la nescience, jusqu’au seuil du surintelligible.
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Métaphysique et science
Le temps peut-il exister sans changement ?
Le temps peut-il s’écouler lorsqu’il ne se produit absolument aucun changement ? Cette question, au cœur de la célèbre expérience de pensée de Sydney Shoemaker, conduit à distinguer la mesure du temps de son être même. En la reprenant, Fabio R. Llorella Costa montre que l’hypothèse d’un « temps sans changement » présuppose peut-être déjà ce qu’elle prétend démontrer. Une réflexion claire et rigoureuse qui mène de l’analyse logique à une interrogation proprement ontologique sur la nature du devenir.
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Métaphysique et philosophie
Rencontre avec Sylvie Paillat : La métaphysique du rire
Pourquoi le rire occupe-t-il une place si marginale dans l’histoire de la philosophie, alors qu’il révèle peut-être l’une des dimensions les plus profondes de l’existence humaine ? Dans cet entretien, Sylvie Paillat présente les principales intuitions de son ouvrage Métaphysique du rire. Elle y montre comment le rire, loin d’être un simple phénomène psychologique ou social, peut devenir une voie d’accès aux grandes questions métaphysiques : l’être, la conscience, la finitude, la transcendance et le sens du logos. Une réflexion originale qui invite à repenser la philosophie elle-même à la lumière d’un véritable « rire métaphysique ».
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Métaphysique et science
« IA », énergie mentale artificielle, inintelligente par nature
Les machines calculent, mais comprennent-elles ? À partir de la distinction fondamentale entre raison et intelligence, oubliée par une grande partie de la pensée moderne, cet article soutient que l’« intelligence artificielle » est un abus de langage. Les systèmes actuels ne pensent pas, ne comprennent pas et ne sont pas libres ; ils déploient une puissance nouvelle de calcul et de simulation. De Kant à Turing, de Leibniz à Jean Borella, cette réflexion éclaire d’un jour nouveau les débats sur l’IA, ses dangers, ses promesses, ses coûts énergétiques et son impact sur l’avenir des sociétés humaines.
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Métaphysique
Descartes métaphysicien
Comment peut-on appréhender la philosophie cartésienne ? Il est important de souligner dans son cheminement le rôle essentiel de l’évidence à distinguer de la simple certitude. C’est l’indubitabilité de l’évidence qui permet à Descartes de découvrir le Cogito et les différentes « preuves » de l’existence de Dieu. L’évidence ne correspond pas à un procédé démonstratif construisant son objet, mais est une expérience de pensée immédiate par laquelle l’esprit se soumet nécessairement à un contenu de pensée. Il convient ainsi de contester les lectures qui réduisent la pensée de Descartes à une onto-théologie ou à une entreprise pré-critique. On peut ainsi parler d’une véritable métaphysique cartésienne, métaphysique dont on peut trouver l’inspiration dans la pensée platonicienne.
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Métaphysique et philosophie
Métaphilosophie : Les trois modes du philosopher
Qu’est-ce que philosopher ? Chercher la vérité, la contempler ou l’enseigner ? À partir d’une intuition de Jean Borella, cet article montre que l’acte philosophique comporte trois dimensions inséparables : l’interrogation, la contemplation et la formulation. Toute grande philosophie se construit dans la tension entre ces trois modes, privilégiant parfois l’un au détriment des autres. Une telle perspective ouvre la voie à une véritable métaphilosophie : non plus une doctrine particulière, mais une réflexion sur la nature même du philosopher.
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Métaphysique et philosophie
Métaphysique : la troisième voie
La distinction moderne entre philosophie séculière et théologie confessionnelle, conforme à l’épistémè contemporaine, tend à instaurer une alternative restrictive entre deux formes de métaphysique. Or celles-ci ne s’excluent nullement : toute métaphysique véritable, en tant qu’elle vise l’intelligibilité du tout, ne saurait se limiter aux seules bornes de la raison discursive.