Liste des articles
-
Métaphysique et philosophie
Ésotérisme, métaphysique et gnose, quelques éléments
Si l’ésotérisme est un voile, permettant de savoir qu’il y quelque chose derrière le voile, la métaphysique, dans la transparence de l’intelligence, est un dévoilement. Toutefois, ces deux approches ne sont que des chemins, la gnose ne s’atteint pas par ses propres forces, elle n’est jamais autre qu’un donné.
-
Métaphysique et métapolitique
Les mots et concepts du libéralisme
Dans son dernier livre, Caëla Gillespie a proposé un lexique des mots et concepts du libéralisme dans l’ordre de leur apparition historique, ce qui donne un éclairage unique au développements politiques et économiques actuels de nos sociétés occidentales. Elle a elle-même proposé le néologisme « panlibéralisme » devenu nécessaire. Voici ce lexique. Bruno Bérard.
-
Métaphysique et philosophie
Philosophia… pourquoi vivre avec elle ?
Une centaine de pages pour entrer dans une vie en philosophie, un voyage de vie. L’aventure que tout enfant découvre en nommant les choses, l’aventure que tout adulte plus ou moins poursuit. C’est que l’être humain est philosophe par nature, comme M. Jourdain parlait en prose. Il est même métaphysicien, disait Schopenhauer. Il n’est pas surprenant qu’on le confirme auprès de jeunes en situation de lourds handicaps. Une expérience mise au bénéfice de chacun d’entre nous. Bruno Bérard.
-
Métaphysique et philosophie
Gardons-nous d’être des demi-habiles !
On retrouve chez Pascal une critique explicite de cette figure fréquente du « semi-habile », sans doute inspirée de Montaigne. Bourdieu, quant à lui, parlera des « demi-savants ». Ce qui importe ici, c’est l’idée que l’ignorance constitue à la fois le point de départ et le point d’aboutissement du chemin de connaissance — ce qui invite à une posture d’humilité. Au-delà de cette perspective philosophique, Pascal laisse aussi entrevoir une dimension que l’on pourrait qualifier de gnostique.
-
Métaphysique et métapolitique
L’eschatologie métapolitique
Cet article explore les eschatologies métapolitiques de Joseph de Maistre (1753-1821) et Vladimir Soloviev (1853-1900). En appliquant le cadre méthodologique d’Eugene Rosenstock-Huessy (1888-1973), il en résulte une synthèse métapolitique qui transcende les modèles déterministes ou purement théologiques, mettant en évidence une voie vivante et participative vers l’eschaton, enracinée à la fois dans l’action humaine et la vocation divine.
-
Métaphysique et science
Métaphysique de la conscience
Dans l’histoire de la pensée, on distingue d’un accord général la philosophie antique de celle des temps modernes. Or, cette distinction, bien que suggérée par la séparation chronologique des œuvres — que crée le Moyen Âge, où domine la question du rapport entre les vérités de la Foi et les enseignements de la métaphysique —, […]
-
Métaphysique et philosophie
Un corps pour deux
L’expérience physique concrète de la maternité (« un corps pour deux ») permet de reléguer, à leur juste place, les questionnements philosophiques sur le genre, de parler du corps féminin sans connotation de genre et de penser ce lieu d’origine de tous, à travers la grossesse, d’un « être-avec » qui précède et rend possible l’être séparé qui naîtra. En en rendant compte sociologiquement et philosophiquement, la philosophe – femme et mère de trois enfants – effleure cette métaphysique de la relation, complément nécessaire à la sempiternelle métaphysique de l’être, et les conséquences en termes d’éthique sont capitales.
-
Métaphysique et métapolitique
De l’irresponsabilité de l’offre et du politique: vers un apolitisme universel
Dans le monde de l’offre et de la demande, on s’aperçoit vite que toutes les mesures prises pour limiter les abus de l’offre sont une confirmation de son irresponsabilité. Quant aux limites de ces mesures, elles confirment une irresponsabilité du politique et du législatif. Ce phénomène d’irresponsabilité générale explique pour bonne part des États devenus quasi apolitiques, de même que les habitants (les ex-citoyens) sont devenus de plus en plus apolitiques également.
-
Métaphysique et philosophie
Métaphysique et axiologie
En économie, on sait qu’une forte demande contribue à donner de la valeur aux biens convoités. C’est plus subtil en philosophie. À quel titre le Bien ou le Vrai seraient-ils des valeurs ? Alors que l’axiologie (la récente science des valeurs) n’a pas réussi à s’établir, un point de vue plus métaphysique, basé sur la nature humaine tripartite (corps, psyché, esprit) semble résoudre la question.
-
Métaphysique
Le métaphysique, source de toute science et essence de toute religion
Si l’on revient toujours à Platon et Aristote, c’est qu’ils ont posé une fois pour toutes, scientifiquement et philosophiquement ce qu’il en est de la Cause et de l’accès à cette Cause ; ce qu’on dénomme le métaphysique. Dès lors, toute science en dépend et toute religion en relève essentiellement.
-
Métaphysique et métapolitique
À propos de la « Manufacture de l’homme apolitique »
Si ladite « démocratie » elle-même, ploutocratique dès son origine, aux Etats-Unis aussi bien qu’en France, et explicitement confisquant le pouvoir au peuple, finit par transformer les citoyens en habitants apolitiques, l’ultralibéralisme, en vassalisant les Etats, les rend progressivement tout autant apolitiques. La Manufacture de l’homme apolitique présente une tendance irréversible. Si la prise de conscience est rendue évidente par l’analyse au cordeau de Caëla Gillespie, restera à imaginer un plan d’action de la résistance.
-
Métaphysique et métapolitique
La production de richesse : un impensé de la théorie économique
La recherche de la productivité pour elle-même, en baissant les prix et en augmentant les volumes, permet certes d’accaparer une plus grande partie de la valeur circulante dans les échanges. Mais c’est ici qu’apparaît clairement, mais bien après Adam Smith, la contradiction inhérente à l’idée de « production de richesse » : en cherchant inlassablement à produire mieux, plus rapidement et donc moins cher, on détruit la valeur de ce qu’on produit en espérant capter une plus grande partie de celle qu’on ne produit pas.