Liste des articles
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Métaphysique
Descartes métaphysicien
Comment peut-on appréhender la philosophie cartésienne ? Il est important de souligner dans son cheminement le rôle essentiel de l’évidence à distinguer de la simple certitude. C’est l’indubitabilité de l’évidence qui permet à Descartes de découvrir le Cogito et les différentes « preuves » de l’existence de Dieu. L’évidence ne correspond pas à un procédé démonstratif construisant son objet, mais est une expérience de pensée immédiate par laquelle l’esprit se soumet nécessairement à un contenu de pensée. Il convient ainsi de contester les lectures qui réduisent la pensée de Descartes à une onto-théologie ou à une entreprise pré-critique. On peut ainsi parler d’une véritable métaphysique cartésienne, métaphysique dont on peut trouver l’inspiration dans la pensée platonicienne.
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Métaphysique et philosophie
Métaphilosophie : Les trois mode du philosopher
Qu’est-ce que philosopher ? Chercher la vérité, la contempler ou l’enseigner ? À partir d’une intuition de Jean Borella, cet article montre que l’acte philosophique comporte trois dimensions inséparables : l’interrogation, la contemplation et la formulation. Toute grande philosophie se construit dans la tension entre ces trois modes, privilégiant parfois l’un au détriment des autres. Une telle perspective ouvre la voie à une véritable métaphilosophie : non plus une doctrine particulière, mais une réflexion sur la nature même du philosopher.
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Métaphysique et philosophie
Métaphysique : la troisième voie
La distinction moderne entre philosophie séculière et théologie confessionnelle, conforme à l’épistémè contemporaine, tend à instaurer une alternative restrictive entre deux formes de métaphysique. Or celles-ci ne s’excluent nullement : toute métaphysique véritable, en tant qu’elle vise l’intelligibilité du tout, ne saurait se limiter aux seules bornes de la raison discursive.
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Métaphysique et philosophie
Le féminisme, autrement
Peut-on penser un féminisme qui ne soit ni idéologique ni réactif ? Une lecture inattendue ! En quelques pages, on explore un féminisme retrouvé, de l’écoféminisme à Platon, de Virginia Woolf à Simone Weil et jusqu’à une redécouverte du féminin comme puissance de vérité. Et c’est bien le pari de ce livre : du corps vécu chez Maurice Merleau-Ponty à la figure de Diotime chez Platon, dégager une métaphysique du féminin encore largement inaperçue.
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Métaphysique et philosophie
Rencontre avec Jean Grondin : La beauté de la métaphysique.
Dans cet entretien, Jean Grondin revient sur la permanence de la métaphysique malgré les critiques modernes et en propose une refondation à la fois historique et conceptuelle. À partir des sources grecques – Platon et Aristote –, il met en lumière la dimension fondamentale de la métaphysique comme recherche du sens, de la beauté et des premiers principes. Le dialogue explore également ses prolongements contemporains, notamment à travers l’herméneutique, ainsi que ses rapports avec la théologie, les traditions spirituelles et les défis du monde moderne. Il en ressort une conception de la métaphysique comme dialogue ouvert et inépuisable sur le sens des choses et… la beauté de la métaphysique.
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Métaphysique et philosophie
Rencontre avec Jean-Paul Coujou, « la métaphysique comme ontopolitique ».
Cet article propose une relecture de l’histoire de la métaphysique à partir de son articulation constitutive avec le politique. En mettant au jour une origine commune entre le discours sur l’être et celui de l’être-en-commun, Jean-Paul Coujou élabore une perspective « ontopolitique » qui vise à dépasser leur séparation moderne. La métaphysique apparaît alors comme indissociable des conditions historiques, juridiques et communautaires de l’existence humaine, ouvrant vers une ontologie politique où théorie et pratique, être et communauté, tendent à se rejoindre dans une même intelligibilité du réel.
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Métaphysique et philosophie
Rencontre avec Bruno Bérard : « Métaphysique pour tous »
Cet entretien propose un état des lieux critique du statut contemporain de la métaphysique, caractérisée par sa dispersion institutionnelle et sa fréquente réduction à ses expressions historiques ou analytiques. Contre cette dilution, Bruno Bérard en réaffirme la portée principielle en la fondant sur trois indices convergents : l’exigence d’une causalité première, l’irréductibilité du sens à la seule rationalité discursive, et la persistance des contenus révélés dans les traditions spirituelles. La métaphysique y est ainsi reconduite à son statut de philosophie première, ordonnée à une intelligence supra-rationnelle du réel, excédant les limites de l’ontologie et de l’épistémologie modernes.
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Métaphysique
« Non-deux », « non-un », « non-trois », « non-mille ».
Le succès occidental du « non-deux » (advaita) s’explique par la puissance de sa formulation négative, qui exprime l’identité ultime entre ātman et brahman tout en laissant subsister une distinction relative. Cette logique apophatique n’est cependant pas propre à l’Inde : on peut imaginer dans d’autres traditions des formules analogues, telles que « non-Un » pour désigner l’au-delà de l’être (Non-Être) dans la métaphysique chrétienne ou néoplatonicienne, « non-Trois » pour exprimer paradoxalement le mystère trinitaire, et « non-Mille » pour évoquer l’unité du Corps mystique du Christ rassemblant la multitude. Ces formulations paradoxales servent à dépasser les oppositions conceptuelles ordinaires et à ouvrir l’intelligence au mystère de l’Un et du multiple. Dans de nombreuses traditions spirituelles, leur aboutissement est la disparition du moi individuel, condition de l’union à l’Absolu. Ainsi, les formules antinomiques ne constituent pas une doctrine en elles-mêmes, mais des outils intellectuels permettant de briser une logique trop étroite et d’entrevoir une réalité métaphysique plus profonde.
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Métaphysique et philosophie
Rencontre avec Guillaume Lurson. « Refonder une philosophie de l’âme »
Formé très tôt à la réflexion métaphysique, l’auteur a trouvé dans les grandes questions abstraites – l’être, la liberté, l’âme – un accès privilégié au fondement des problèmes humains. Marqué par Kant, puis nourri par Platon et Plotin, il a longtemps éprouvé la tension entre le désir d’absolu et ses limites. Sa thèse consacrée à Félix Ravaisson (1813-1900) l’a conduit à repenser la métaphysique au-delà de la séparation entre ontologie et théologie, en cherchant les médiations reliant l’être et l’Esprit. Il défend un spiritualisme pour lequel l’Esprit traverse tous les degrés du réel et se manifeste selon des modalités diverses. Fidélité à l’Esprit, unité de l’être et de la pensée, résolution des questions morales et esthétiques : tel est l’enjeu de son livre sur Ravaison. Enfin, il esquisse le projet d’une refondation contemporaine de la philosophie de l’âme, ouverte à l’altérité et aux apports des sciences humaines.
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Métaphysique
Pour une métaphysique de la Rencontre
Ce texte propose une métaphysique de la Rencontre conçue non comme un simple échange entre entités préexistantes, mais comme le processus même par lequel les êtres adviennent à eux-mêmes. S’inscrivant dans la convergence des traditions métaphysiques, il affirme que la Rencontre constitue une hypostase fondamentale de la réalité. Le Dialogue n’est plus un simple médium passif, mais un moteur actif doté d’une fonction générative, singularisante et transformatrice. L’auteur propose une structure quaternaire (Conscience, Résonance, Manifestation, Dialogue) où le Dialogue actualise dynamiquement les autres principes. Cette perspective trouve un ancrage privilégié dans l’Évangile de saint Jean, où la Rencontre apparaît comme mode même de la révélation et de la transformation ontologique.
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Métaphysique et philosophie
Rencontre avec Camille Chamois. « D’autres mondes sont-ils possibles ? »
Qu’est-ce qui a éveillé votre intérêt pour la métaphysique ? Je me suis intéressé à cette question à partir du milieu des années 2000 (donc assez tard) en étant confronté à ce qui m’apparaissait alors comme un paradoxe. D’une part, j’ai découvert qu’il existait bel et bien une activité métaphysique contemporaine particulièrement active (contrairement à ce […]
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Métaphysique et philosophie
Rencontre avec Laurent Cournarie : La métaphysique ou l’essence nostalgique de la philosophie
Ce serait certainement une excellente nouvelle d’apprendre que la métaphysique n’est pas morte. Mais on peut douter autant de ses renaissances annoncées que de ses morts rabâchées. Ce doute pourrait être le point de vue, assez « déflationniste », que nous adoptons personnellement à l’égard de la métaphysique. Être métaphysicien, faire de la métaphysique Le […]