Métaphysique
Liste des articles
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La vérité précède-t-elle la connaissance ?
La vérité est-elle simplement l’accord de l’intelligence et du réel ? La distinction entre vérité logique et vérité ontologique montre au contraire que connaître suppose un réel déjà intelligible : la vérité ne résulte pas de la connaissance, elle la précède.
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De l’analogie au paradoxe : pour une métaphysique de l’intelligence
L’analogie est l’un des grands instruments de la métaphysique. Mais suffit-elle à rendre compte de la manière dont l’intelligence accède au réel ? À partir de Platon, Aristote, Pascal, Kant, Nicolas de Cuse et surtout Jean Borella, cet article montre comment le paradoxe, loin d’être une simple contradiction, peut devenir un véritable opérateur métaphysique : il révèle les limites de la raison, ouvre à l’aporie, puis à la nescience, jusqu’au seuil du surintelligible.
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Descartes métaphysicien
Comment peut-on appréhender la philosophie cartésienne ? Il est important de souligner dans son cheminement le rôle essentiel de l’évidence à distinguer de la simple certitude. C’est l’indubitabilité de l’évidence qui permet à Descartes de découvrir le Cogito et les différentes « preuves » de l’existence de Dieu. L’évidence ne correspond pas à un procédé démonstratif construisant son objet, mais est une expérience de pensée immédiate par laquelle l’esprit se soumet nécessairement à un contenu de pensée. Il convient ainsi de contester les lectures qui réduisent la pensée de Descartes à une onto-théologie ou à une entreprise pré-critique. On peut ainsi parler d’une véritable métaphysique cartésienne, métaphysique dont on peut trouver l’inspiration dans la pensée platonicienne.
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« Non-deux », « non-un », « non-trois », « non-mille ».
Le succès occidental du « non-deux » (advaita) s’explique par la puissance de sa formulation négative, qui exprime l’identité ultime entre ātman et brahman tout en laissant subsister une distinction relative. Cette logique apophatique n’est cependant pas propre à l’Inde : on peut imaginer dans d’autres traditions des formules analogues, telles que « non-Un » pour désigner l’au-delà de l’être (Non-Être) dans la métaphysique chrétienne ou néoplatonicienne, « non-Trois » pour exprimer paradoxalement le mystère trinitaire, et « non-Mille » pour évoquer l’unité du Corps mystique du Christ rassemblant la multitude. Ces formulations paradoxales servent à dépasser les oppositions conceptuelles ordinaires et à ouvrir l’intelligence au mystère de l’Un et du multiple. Dans de nombreuses traditions spirituelles, leur aboutissement est la disparition du moi individuel, condition de l’union à l’Absolu. Ainsi, les formules antinomiques ne constituent pas une doctrine en elles-mêmes, mais des outils intellectuels permettant de briser une logique trop étroite et d’entrevoir une réalité métaphysique plus profonde.
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Pour une métaphysique de la Rencontre
Ce texte propose une métaphysique de la Rencontre conçue non comme un simple échange entre entités préexistantes, mais comme le processus même par lequel les êtres adviennent à eux-mêmes. S’inscrivant dans la convergence des traditions métaphysiques, il affirme que la Rencontre constitue une hypostase fondamentale de la réalité. Le Dialogue n’est plus un simple médium passif, mais un moteur actif doté d’une fonction générative, singularisante et transformatrice. L’auteur propose une structure quaternaire (Conscience, Résonance, Manifestation, Dialogue) où le Dialogue actualise dynamiquement les autres principes. Cette perspective trouve un ancrage privilégié dans l’Évangile de saint Jean, où la Rencontre apparaît comme mode même de la révélation et de la transformation ontologique.
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Le métaphysique, source de toute science et essence de toute religion
Si l’on revient toujours à Platon et Aristote, c’est qu’ils ont posé une fois pour toutes, scientifiquement et philosophiquement ce qu’il en est de la Cause et de l’accès à cette Cause ; ce qu’on dénomme le métaphysique. Dès lors, toute science en dépend et toute religion en relève essentiellement.
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La pratique métaphysique, c’est la religion
Sous ce titre provocateur, on trouvera quelques propositions permettant d’affiner la définition de la métaphysique, notamment dans son rapport à la religion.
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Métaphysique, le langage du silence
La nature de la connaissance est différente entre la dianoia, la noèsis et la gnose. Mais si elle va des mots au silence, ce silence est plus plein que tous les mots.
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Métaphysique logos-centrée
La simple définition de la métaphysique conduit à comprendre que la métaphysique est par nature centrée sur le Logos. Or, n’est-ce pas le Saint-Esprit qui révèle le Fils vers lequel nous pouvons nous tourner ?
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Métaphysique, science et religion – Une introduction
Cette conférence américaine se voulait une brève introduction à la métaphysique auprès d’universitaires d’autres disciplines, à travers trois points de vue : une brève histoire de la métaphysique, métaphysique et science moderne et ce que signifie une « métaphysique chrétienne ».
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Paradoxes de la raison, paradoxes de l’intelligence
Les trois types de paradoxes : paracosmies, paralogies, paradoxies s’avèrent de puissants enseignements à destination des facultés distinctes que sont la raison et l’intelligence. On peut même parler à leur égard d’« opérateurs métaphysiques ».
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La raison et l’intelligence, les deux faces de l’esprit
Comprendre la distinction entre raison et intelligence offre à l’être humain la possibilité de sortir de son enfermement mental au sein de jeux conceptuels. Un certain recul permet de distinguer dans la raison même les différents régimes selon lesquels elle opère et, surtout, de réaliser que l’intelligible transcende le conceptible pour le meilleur de la pensée humaine.