Métaphysique et philosophie
Liste des articles
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Ésotérisme, métaphysique et gnose, quelques éléments
Si l’ésotérisme est un voile, permettant de savoir qu’il y quelque chose derrière le voile, la métaphysique, dans la transparence de l’intelligence, est un dévoilement. Toutefois, ces deux approches ne sont que des chemins, la gnose ne s’atteint pas par ses propres forces, elle n’est jamais autre qu’un donné.
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Philosophia… pourquoi vivre avec elle ?
Une centaine de pages pour entrer dans une vie en philosophie, un voyage de vie. L’aventure que tout enfant découvre en nommant les choses, l’aventure que tout adulte plus ou moins poursuit. C’est que l’être humain est philosophe par nature, comme M. Jourdain parlait en prose. Il est même métaphysicien, disait Schopenhauer. Il n’est pas surprenant qu’on le confirme auprès de jeunes en situation de lourds handicaps. Une expérience mise au bénéfice de chacun d’entre nous. Bruno Bérard.
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Gardons-nous d’être des demi-habiles !
On retrouve chez Pascal une critique explicite de cette figure fréquente du « semi-habile », sans doute inspirée de Montaigne. Bourdieu, quant à lui, parlera des « demi-savants ». Ce qui importe ici, c’est l’idée que l’ignorance constitue à la fois le point de départ et le point d’aboutissement du chemin de connaissance — ce qui invite à une posture d’humilité. Au-delà de cette perspective philosophique, Pascal laisse aussi entrevoir une dimension que l’on pourrait qualifier de gnostique.
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Un corps pour deux
L’expérience physique concrète de la maternité (« un corps pour deux ») permet de reléguer, à leur juste place, les questionnements philosophiques sur le genre, de parler du corps féminin sans connotation de genre et de penser ce lieu d’origine de tous, à travers la grossesse, d’un « être-avec » qui précède et rend possible l’être séparé qui naîtra. En en rendant compte sociologiquement et philosophiquement, la philosophe – femme et mère de trois enfants – effleure cette métaphysique de la relation, complément nécessaire à la sempiternelle métaphysique de l’être, et les conséquences en termes d’éthique sont capitales.
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Métaphysique et axiologie
En économie, on sait qu’une forte demande contribue à donner de la valeur aux biens convoités. C’est plus subtil en philosophie. À quel titre le Bien ou le Vrai seraient-ils des valeurs ? Alors que l’axiologie (la récente science des valeurs) n’a pas réussi à s’établir, un point de vue plus métaphysique, basé sur la nature humaine tripartite (corps, psyché, esprit) semble résoudre la question.
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De ars athletica
Le sport est un mot valise, dans lequel il est intéressant de distinguer le jeu, propre aux enfants, le spectacle, propre au divertissement, la performance, propre aux Bellérophons des temps modernes – voire au transhumanisme –, la compétition, propre à une vision du monde artificiellement élitiste (en opposition au fonctionnement plus efficace de la coopération) et suivant laquelle tous sont condamnés à perdre (sauf un) et, seule partie vraiment fondamentale, l’exercice physique nécessaire à la santé.
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La science serait-elle intrinsèquement scientiste ?
La science ayant considérablement varié au cours des millénaires, nulle surprise si la dérive scientiste pouvant l’accompagner a pu varier également. Dès lors, on ne saurait définir le scientisme sans avoir d’abord caractérisé la science. Si les scientifiques ne sont quasiment jamais scientistes, on en vient néanmoins à se demander si la science ne serait pas intrinsèquement scientiste. Une fois ce doute exprimé, il faut bien tenter de le lever ou de confirmer une certaine « scientisticité » de la science.
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Diversité et unité des religions
Une « unité transcendante des religions » est problématique, comme l’a dénoncé Jean Borella à plusieurs reprises. Cet article présente ses arguments en faveur d’une unité analogique des religions et son point de vue sur ce qu’une religio perennis ne saurait être.
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Jean Borella : l’après-structuralisme
Cet article montre comment Jean Borella, en dépit d’un environnement kantiste persistant et d’un structuralisme devenu pour un temps pensée unique, a pu signer philosophiquement un retour de la métaphysique.
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Jean Borella, une démarche et une œuvre
Cette introduction entend donner un aperçu de l’axe générique de la pensée philosophique de Jean Borella et présenter un panorama de son œuvre à date (2006).
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Jean Borella : distinguer entre intelligence et raison
Cet exposé est une mise en forme originale de la distinction-clef entre raison et intelligence, telle que Jean Borella la présente dans son œuvre et repose exclusivement sur cette œuvre, dont quasiment tous les livres sont ici convoqués.
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Chronosophie – Penser la fin des temps
Penser la fin des temps renvoie à de nombreuses questions-clefs comme le type du temps (cyclique ou linéaire), le commencement des temps, les annonces de leur fin, et les destinées eschatologiques de l’homme, de l’humanité et du monde… cela constitue probablement le plus large et le plus profond des sujets. Le propos de ce bref article est seulement de tracer ce que nous croyons être les principaux linéaments d’une pensée de la fin des temps. Partant d’éléments proposés par Jean Borella (spécialement, Marxisme et sens chrétien de l’histoire, Paris : L’Harmattan, 2016, pp. 225-285 pour les quatre premiers paragraphes), nous mettrons en avant quelques enseignements chrétiens originaux sur ces sujets.