Wolfgang Smith pour tous
Bruno Bérard und Marie-José Jolivet (herausgegeben von) nov. 2025
Rendre la métaphysique accessible à tous.
La métaphysique est la science qui interroge l’au-delà du monde physique. Il s’agit de répondre, par exemple, à la question de Leibniz : « Pourquoi y a-t-il quelque chose, plutôt que rien ? » ou de comprendre Platon disant que toute cosmologie ne saurait être qu’« un mythe vraisemblable (ton eikota mython) », car elle est, « de toute nécessité l’image de quelque chose » (Timée, 29b, 29d). C’est ce quelque chose, cette source nécessaire des choses que la métaphysique se donne à dévoiler.
Bruno Bérard und Marie-José Jolivet (herausgegeben von) nov. 2025
Bruno Bérard et Annie Cidéron 2025
Collectif 2025
Bruno Bérard 2024
Bruno Bérard et Aldo La Fata et un moine ami 2024
Bruno Bérard 2019
Si notre science de la nature demeure hypothétique, ce n’est pas à cause de la faiblesse de notre intelligence ; c’est à cause du manque de réalité de l’objet à connaître
. La réalité ultime de l’univers est dans son au-delà. La science métaphysique débute là où la science physique est contrainte de s’arrêter. La contrainte essentielle de la physique est dans la constitution de son objet d’étude : le physique ; elle affleure bien souvent, en astrophysique comme en mécanique quantique, le métaphysique, mais ne peut s’y engager en tant que science physique.
Le succès occidental du « non-deux » (advaita) s’explique par la puissance de sa formulation négative, qui exprime l’identité ultime entre ātman et brahman tout en laissant subsister une distinction relative. Cette logique apophatique n’est cependant pas propre à l’Inde : on peut imaginer dans d’autres traditions des formules analogues, telles que « non-Un » pour désigner l’au-delà de l’être (Non-Être) dans la métaphysique chrétienne ou néoplatonicienne, « non-Trois » pour exprimer paradoxalement le mystère trinitaire, et « non-Mille » pour évoquer l’unité du Corps mystique du Christ rassemblant la multitude. Ces formulations paradoxales servent à dépasser les oppositions conceptuelles ordinaires et à ouvrir l’intelligence au mystère de l’Un et du multiple. Dans de nombreuses traditions spirituelles, leur aboutissement est la disparition du moi individuel, condition de l’union à l’Absolu. Ainsi, les formules antinomiques ne constituent pas une doctrine en elles-mêmes, mais des outils intellectuels permettant de briser une logique trop étroite et d’entrevoir une réalité métaphysique plus profonde.
Formé très tôt à la réflexion métaphysique, l’auteur a trouvé dans les grandes questions abstraites – l’être, la liberté, l’âme – un accès privilégié au fondement des problèmes humains. Marqué par Kant, puis nourri par Platon et Plotin, il a longtemps éprouvé la tension entre le désir d’absolu et ses limites. Sa thèse consacrée à Félix Ravaisson (1813-1900) l’a conduit à repenser la métaphysique au-delà de la séparation entre ontologie et théologie, en cherchant les médiations reliant l’être et l’Esprit. Il défend un spiritualisme pour lequel l’Esprit traverse tous les degrés du réel et se manifeste selon des modalités diverses. Fidélité à l’Esprit, unité de l’être et de la pensée, résolution des questions morales et esthétiques : tel est l’enjeu de son livre sur Ravaison. Enfin, il esquisse le projet d’une refondation contemporaine de la philosophie de l’âme, ouverte à l’altérité et aux apports des sciences humaines.
Ce texte propose une métaphysique de la Rencontre conçue non comme un simple échange entre entités préexistantes, mais comme le processus même par lequel les êtres adviennent à eux-mêmes. S’inscrivant dans la convergence des traditions métaphysiques, il affirme que la Rencontre constitue une hypostase fondamentale de la réalité. Le Dialogue n’est plus un simple médium passif, mais un moteur actif doté d’une fonction générative, singularisante et transformatrice. L’auteur propose une structure quaternaire (Conscience, Résonance, Manifestation, Dialogue) où le Dialogue actualise dynamiquement les autres principes. Cette perspective trouve un ancrage privilégié dans l’Évangile de saint Jean, où la Rencontre apparaît comme mode même de la révélation et de la transformation ontologique.
Qu’est-ce qui a éveillé votre intérêt pour la métaphysique ? Je me suis intéressé à cette question à partir du milieu des années 2000 (donc assez tard) en étant confronté à ce qui m’apparaissait alors comme un paradoxe. D’une part, j’ai découvert qu’il existait bel et bien une activité métaphysique contemporaine particulièrement active (contrairement à ce […]
Ce serait certainement une excellente nouvelle d’apprendre que la métaphysique n’est pas morte. Mais on peut douter autant de ses renaissances annoncées que de ses morts rabâchées. Ce doute pourrait être le point de vue, assez « déflationniste », que nous adoptons personnellement à l’égard de la métaphysique. Être métaphysicien, faire de la métaphysique Le […]
Metafysikós est la translittération du grec moderne μεταφυσικός ; Le grec ancien metaphusika a donné le latin metaphysica.
Ce site a l’ambition de rendre accessible au plus grand nombre, une science métaphysique qui, libérée de trop de complexités scientifiques ou philosophiques, devient aisée à comprendre. Différents livres et articles, écrits dans ce but d’en faciliter l’accès, sont ainsi présentés un à un et un glossaire des quelques mots techniques inévitables a été établi pour rendre plus aisée encore, son approche.
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